À l’atelier, à Antibes, nous entendons beaucoup de ces histoires. Elles nous ont donné envie de revenir sur ces talismans du quotidien, pierres et pièces, et sur ce qu’ils racontent de nos traditions autour de la Méditerranée.

L’essentiel à retenir

  • Porter un objet sur soi pour se protéger ou s’attirer la chance est une habitude très ancienne, présente sur tout le pourtour méditerranéen.
  • Corail, cornaline, œil de Sainte-Lucie : chaque région a ses pierres et ses objets fétiches.
  • Médailles de baptême et pièces de mariage font partie des talismans transmis de génération en génération.
  • Le 20 francs or Napoléon III est la pièce que l’on retrouve le plus souvent montée en pendentif.
  • La lithothérapie relève de la tradition et du symbole : elle ne remplace aucun soin.

   

  

Un geste aussi vieux que la Méditerranée

Bien avant les bijoux fantaisie, on portait déjà des pierres gravées, des amulettes et des petits objets censés éloigner le mauvais sort. Les Romains appréciaient les intailles, ces pierres gravées en creux qui servaient aussi de sceau. La cornaline, d’un orange chaud, était l’une des plus employées : on la retrouve encore aujourd’hui dans les vitrines des musées d’archéologie.

     

Le geste n’a pas changé : ce que l’on porte contre la peau devient un repère, que l’on touche quand on est inquiet.

  

Corail et œil de Sainte-Lucie : les talismans de chez nous

Le corail rouge est sans doute le porte-bonheur le plus méditerranéen qui soit. En Italie du Sud, la petite corne de corail se porte pour se protéger du mauvais œil. Chez nous, on l’offrait volontiers aux enfants, en pendentif ou en bracelet.

   

En Corse et sur la Côte d’Azur, on croise souvent l’œil de Sainte-Lucie. Ce n’est pas une pierre mais l’opercule d’un coquillage, un petit disque nacré marqué d’une spirale. On le ramasse sur les plages ou on l’offre monté en bijou, comme un souvenir de la mer qui porte chance.

  

Pierres de tradition : ce qu’on leur prête

La lithothérapie s’inscrit dans cette longue histoire. Elle associe à chaque pierre des qualités symboliques, transmises par la tradition. On prête par exemple à l’œil de tigre un rôle de protection, à la cornaline un élan de courage, au quartz rose la douceur et la tendresse. Ce sont des croyances et des symboles, pas des soins : une pierre ne remplace jamais un avis médical.

   

Ce qui compte, à nos yeux, c’est l’intention que vous mettez dans le bijou. Choisir une pierre pour ce qu’elle évoque, c’est se donner un petit rappel visible de ce que l’on souhaite. Si vous voulez découvrir les significations attribuées à chaque pierre, notre guide des pierres les présente une à une.

  

Médailles et pièces : des talismans de famille

À côté des pierres, il y a les médailles. La médaille de baptême, offerte par le parrain ou la marraine, est souvent le premier bijou d’une vie. Beaucoup la portent encore adultes, ou la gardent précieusement dans une boîte.

   

Les pièces ont elles aussi leur place dans ces traditions. Dans les mariages catholiques, en France comme en Espagne, on bénissait autrefois treize pièces remises par le marié à la mariée, en signe de partage des biens. Et dans bien des familles, une pièce d’or a fini sur une chaîne : offerte à une naissance, à une communion, ou conservée en souvenir d’un aïeul.

   

Toutes les pièces anciennes ne se valent pas, et l’âge ne fait pas tout. Le métal, la rareté, l’état et l’intérêt des collectionneurs comptent bien davantage, comme l’explique ce guide sur ce qui fait la valeur d'une pièce ancienne. Une monnaie romaine peut être très courante, une pièce récente plus recherchée qu’on ne le croit.

  

Le « napoléon », la pièce des tiroirs de famille

Parmi les pièces que l’on nous apporte en pendentif, une revient sans cesse : le 20 francs or Napoléon III. Rien d’étonnant, puisque plus de 230 millions d’exemplaires ont été frappés entre 1853 et 1870. On la reconnaît au profil barbu de l’empereur, tête nue jusqu’en 1860, couronné de laurier ensuite. Petite pièce de 21 mm, elle pèse 6,45 g pour un titre de 900 millièmes, soit environ 5,8 g d’or fin.

   

Si vous avez une pièce de ce type, évitez de la faire percer ou souder pour la monter : certaines années et certains ateliers sont recherchés, et une bélière soudée leur fait perdre beaucoup d’intérêt. Mieux vaut un entourage qui la tient sans la toucher.

  

Associer pierre et pièce dans un même bijou

C’est une demande de plus en plus fréquente : réunir dans un même collier une pièce de famille et une pierre choisie pour soi. Une citrine ou une pierre de soleil répondent joliment à l’or d’un napoléon ; une pierre de lune ou une calcédoine bleue accompagnent bien une pièce d’argent.

   

Le plus simple est souvent de porter les deux côte à côte, sur une même chaîne ou en superposant deux colliers. Pour trouver la pierre qui ira avec votre pièce, vous pouvez parcourir nos colliers en pierres naturelles : chacun est monté à la main à l’atelier.

  

Un talisman, c’est d’abord une histoire

Un talisman n’a pas besoin d’être précieux pour compter. Ce qui fait sa force, c’est l’histoire qu’il porte et la personne à qui il nous relie. Une pierre choisie avec soin, une médaille reçue enfant, une pièce héritée : chacun de ces objets mérite d’être porté, et transmis à son tour.

   

Et si vous hésitez sur la façon de réunir pierre et pièce dans un bijou, passez nous voir à l’atelier d’Antibes ou appelez-nous : nous aimons beaucoup ce genre de projet.